Les impôts du gagnant à l'Euro Millions

impots

'Il y a deux choses sûres dans la vie : La mort et les taxes' selon Joe Black dans le film, « Rencontre avec Joe Black » ou plus trivialement, l'inverse avec un certain Benjamin Franklin qui déclarait : « En ce monde rien n'est certain, à part la mort et les impôts."  A chacun son école, mais en tout cas pour les grands gagnants de l'EuroMillions, l’État ne va certainement pas les oublier. On va vous dire qu'en gagnant 130 millions d'euros, on peut avoir le panache de payer ses impôts avec le sourire sans brandir la courbe de Laffer ou se ruer pour se lancer dans la défiscalisation... Et bien pas forcément. C'est une des principales craintes des grands gagnants de l'Euro Millions. On aurait envie de dire, à juste titre. Mais la loi étant ce qu'elle est, le gagnant de l'EuroMillions a intérêt à bien s'entourer ne serait-ce que pour éviter les erreurs de bonne foi. La complexité de la loi fiscale française ne s’appréhende pas du jour au lendemain et vous allez découvrir par exemple que les gains de jeux en France ne sont pas taxés, mais ce que vous en faites oui !

Si vous avez gagné à la loterie Euromillions une somme de 100 millions

On prend une somme énorme et ronde pour vous éviter les maux de tête. Si il est déjà quasi impossible d'imaginer concrètement ce que cela représente, ne vous inquiétez pas le FISC lui le sait très bien. Tout d'abord il faut comprendre que plus vous êtes riches, plus vous serez riches si évidemment vous n'allez pas tout claquer sur une table de black jack à Las Vegas. Christian Audigier expliquait que le plus dur, c'est de gagner le premier million. Après ça va tout seul. Un exemple concret. Placez vos 100 millions sur un placement sûr à 5%. En un an vous gagnez 5 millions d'euros par an sans avoir touché à votre capital de départ. Cela vous fait du 15 000 euros par jour. Pour le fisc français, c'est 5 millions, c'est votre revenu annuel. Attention, votre gain va fondre comme neige au soleil, mais vous aurez le plaisir de participer pleinement à l’éducation et à la santé de votre nation...

 Tout d'abord, c'est 45% d’impôt sur le revenu, IR donc sur vos 5 millions soit 2, 25 millions d'euros. Il ne vous reste plus que, ce qui est quand même pas mal en comparaison de votre vie d'avant, 2, 75 millions d'euros. Rajoutez 15,5 % de prélèvements sociaux. Et oui, vous avez toujours le droit à cotiser à la retraite et à la sécurité sociale. C'est ensuite 4 % sur l'ISF- attention tout de même avec Emmanuel Macron, Président de la République, et ses cadeaux aux millionnaires nécessiteux, cela pourrait disparaître. Au final, il vous restera, 1,25 millions d'euros dans la poche plus votre capital.  Vous comprenez mieux pourquoi on dit souvent que le premier million est le plus dur à gagner. Aujourd'hui, on fait plus d'argent avec l'argent qu'en allant travailler... Ceci expliquant peut-être cela.

Au final, vous ne payez pas d’impôts sur votre gains, mais bien sur ce que vous allez en faire comme n'importe quel français... C'est pour cela que dire que vous ne payez pas d'impots sur votre pactole n'est pas faux, mais forcément vous en payez après d'une façon ou d'une autre.

COmment gérer un gain d'une centaine de millions d'euros 

 La première chose à faire, c'est de jouer avec la concurrence. En arrivant avec votre chèque à la banque vous serez le roi du pétrole. Vous ne serez même plus reçu dans votre petite agence, mais dans l'un des sièges de votre organisme bancaire avec petits fours, champagne. Vous allez passer du numéro XXXXX à Monsieur ou Madame. Cela en sera obséquieux. Ne vous laissez pas endormir et faites jouer la concurrence car pour une fois, c'est vous qui avez le pouvoir. Gagner au loto, c'est aussi pouvoir mettre à genoux ceux qui vous tenaient en laisse. Un petit plaisir qu'on ne se refuserait pas par ici... 

Voici les conseils de Philippe Crevel sur le site Atlantico : «L’heureux gagnant doit commencer par se faire plaisir et s’offrir quelques bons moments… Après, il devra concilier rendement / sécurité / liquidité. Il devra certainement réfléchir à la manière d’investir dans des activités pouvant générer des revenus récurrents. Il pourrait opter pour des établissements pour personnes âgées dépendantes ou des start-up spécialisées dans les biotechnologies ou les nanotechnologies en fonction de son appétence aux risques. »

Vous aurez évidemment tout ceux qui vont vous persuader de défiscaliser avec toutes les meilleures raison du monde et surtout celle de prendre une commission sur votre investissement. Vous allez vous rendre compte qu'il y a pire que le FISC, il y a tous ceux qui veulent votre bien. Mais au final, n'oubliez pas que c'est vous qui vous vous regardez dans le miroir, et c'est vous qui décidez.